Vous avez envie de créer votre entreprise, mais vous ne savez pas par quel biais passer ? Si créer une société peut sembler complexe en France, certaines structures juridiques permettent de simplifier la démarche comme la Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU) qui offre aux entrepreneurs flexibilité et maîtrise sans les contraintes administratives que peuvent engendrer d’autres formes d’entreprises. Si vous souhaitez vous lancer dans la création d’une SASU, il est donc important de connaître les spécificités de cette forme juridique.
Les démarches à effectuer pour créer une SASU
Choisir de créer une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU) est une excellente option pour l’entrepreneur qui souhaite bénéficier d’une large liberté dans la gestion de son entreprise. Avant de vous lancer dans les démarches administratives de constitution de votre société, il est fortement recommandé d’effectuer une étude de marché et un business plan afin de définir clairement les objectifs et pérenniser la structure sur le long terme. La première étape consiste à rédiger les statuts de la société, en effet ces derniers doivent contenir un certain nombre d’informations comme : la dénomination sociale, le siège social, l’objet social, le capital social ou encore les modalités de fonctionnement. Bien qu’il soit tout à fait possible pour l’entrepreneur de rédiger seul les statuts, on vous recommande vivement d’être accompagné par un professionnel du droit afin d’éviter toute erreur qui pourrait s’avérer coûteuse par la suite.
Une fois vos statuts rédigés, il conviendra de procéder à leur immatriculation auprès du service des impôts des entreprises (SIE), cette étape permettra à votre SASU d’exister juridiquement et lui octroiera un numéro SIRET. Vous devrez ensuite procéder à la publication légale de votre annonce dans un journal habilité afin d’informer le public sur la création de votre société et assurer sa transparence et publicité légale. L’ouverture d’un compte bancaire professionnel est également une étape importante à réaliser dans la foulée afin de dissocier votre patrimoine personnel et celui de votre entreprise.
À présent, le dossier de création de SASU est à déposer au CFE compétent. Ce dossier sera constitué des statuts signés, de l’attestation de parution de l’annonce légale, d’un justificatif de domiciliation et d’une déclaration sur l’honneur de non-condamnation du dirigeant. Aujourd’hui, l’immatriculation peut également se faire en ligne pour simplifier les démarches. Lorsque le dossier est validé, l’entrepreneur reçoit un extrait Kbis qui constitue la naissance officielle de la SASU et son existence légale.
Les coûts à prévoir lors de la création et du fonctionnement d’une SASU
Comme toute création d’entreprise, la création d’une SASU engendre des frais qu’il convient de anticiper pour éviter les coups durs en termes financiers. Ainsi, les frais d’immatriculation s’élèvent à environ 36 € pour le volet au registre du commerce et des sociétés et 20,34 €pour

les bénéficiaires effectifs. Les frais de rédaction des statuts (si vous faites appel à un avocat ou un expert-comptable) peuvent quant à eux aller de 0 € à 2 500 €. La publication dans un journal habilité de l’annonce légale de constitution de votre société engendrera également des coûts qui se chiffrent généralement entre 141 € et 169,20 €, selon la taille et la complexité de votre annonce. Pensez également au dépôt du capital social qui est d’un montant minimum de 1 €, même si nous vous conseillons plutôt entre 500 € et 1 000 € pour crédibiliser votre entreprise. La domiciliation coûtera entre 10 € et 300 € par mois selon le type de structure choisi ainsi que tous les autres frais inhérents au démarrage de votre activité (ouverture d’un compte professionnel, assurance, etc.).
Mais outre ces frais de création, le fonctionnement d’une SASU requiert également certains investissements. On y retrouve les dépenses courantes comme par exemple : portables et télécommunications, assurances professionnelles, frais bancaires, expert-comptable, frais professionnels liés aux déplacements, loyer / frais immobilisés… sans oublier les cotisations sociales liées notamment au statut du président de la SASU s’il décide de percevoir une rémunération. A cela s’ajoutent également les charges fiscales comme l’impôt sur les sociétés (IS), la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) et la CFE (cotisation foncière des entreprises). Une bonne gestion financière est donc primordiale afin d’optimiser au mieux la trésorerie de votre entreprise.
Enfin, la taxation de la SASU est un critère à ne pas négliger. En règle générale, la SASU est soumise à l’impôt sur les sociétés, avec un taux variant selon le montant du chiffre d’affaires. Cependant, il est possible d’opter pour l’impôt sur le revenu dans certains cas, ce qui peut être intéressant pour les plus petites structures. Une bonne stratégie fiscale, bien souvent menée avec l’accompagnement d’un expert, est donc nécessaire pour optimiser la fiscalité de la SASU.
Nos conseils pour réussir le lancement de votre SASU
Préparer son projet en amont, est la condition indispensable à la réussite de sa SASU. Il faut notamment réaliser une étude de marché sérieuse, et rédiger un business plan solide. Vous pourrez ainsi mieux identifier les besoins de vos futurs clients, analyser la concurrence, et déceler les opportunités de développement. Cet exercice vous permettra également de bâtir une stratégie commerciale efficace, et de positionner votre entreprise au mieux sur le marché.
Un autre point essentiel, est le choix du capital social qui devra être crédible pour faciliter l’accès au financement. Le choix du statut social du président de la SASU est également déterminant ; assimilé au salarié, ce dernier bénéficie d’une protection sociale identique à celle des salariés, mais en contrepartie il doit s’acquitter d’importantes cotisations sociales. Il est donc nécessaire d’évaluer les différents régimes sociaux et fiscaux afin de sélectionner celui qui sera le plus rentable selon votre situation personnelle et professionnelle. De même, l’aide juridique pour whatsyourstory la rédaction des statuts et la souplesse dans la domiciliation peuvent s’avérer très utiles.
Nous vous proposons quelques conseils supplémentaires à suivre lors du lancement de votre SASU :
- Établissez un rétroplanning de lancement réaliste pour les différentes étapes de votre projet.
- Élaborez une stratégie marketing efficace : identité visuelle, réseaux sociaux…
- Prévoyez un budget prévisionnel détaillé, avec les dépenses et les revenus envisagés.
- Explorez les possibilités de financement alternatives (crowdfunding, prêt d’honneur…)
- Renseignez-vous sur les aides et les subventions accessibles aux jeunes entreprises.
Enfin, n’hésitez pas à vous entourer de professionnels compétents pour vous aider à lancer votre SASU. Rédaction des statuts, gestion comptable, conseils juridiques… Leur expertise s’avère parfois précieuse. Participer à des réseaux d’entrepreneurs et à des événements professionnels vous permettra également de développer votre réseau et d’échanger vos idées avec d’autres entrepreneurs.
Quelles implications et tendances actuelles pour la SASU ?
En France, l’essor de la SASU s’accompagne, on l’a vu, d’une certaine effervescence. La forme juridique plaît notamment pour sa souplesse et la sécurité qu’elle octroie au créateur. En effet, la responsabilité de l’associé unique est limitée au montant de ses apports, ce qui préserve le patrimoine personnel en cas de difficultés financières. La rédaction des statuts étant libre, il est possible d’adapter le fonctionnement de la SASU à la personnalité et aux besoins spécifiques du chef d’entreprise.
De plus en plus de freelances et consultants plébiscitent ainsi le statut de SASU pour faire émerger et valoriser leur activité professionnelle. L’option de se verser des dividendes, davantage fiscalement favorisés que le salaire, ainsi que la flexibilité en matière de gestion sont autant d’éléments qui séduisent ces travailleurs indépendants. Les start-ups qui envisagent une levée de fonds apprécient également beaucoup la structure SASU. En raison des nombreuses possibilités ouvertes par la transformation en SAS (actions préférentielles, numéros d’actionnaires…), les investisseurs prennent facilement place dans le capital.
Enfin, avec l’avènement du numérique, l’ensemble des démarches administratives se digitalise et simplifie considérablement les étapes liées à la création et à la vie d’une société comme une SASU. Ainsi, des plateformes web permettent aujourd’hui d’effectuer quasiment entièrement les formalités à distance, réduisant substantiellement les délais nécessaires et les coûts associés. Un vent de modernité qui rend encore plus séduisante cette forme juridique pour ceux qui souhaitent créer une entreprise et gagner en autonomie rapidement. Attention néanmoins à bien anticiper les coûts liés à la création et au fonctionnement d’une SASU : si le statut est flexible et ouvert à tous, un travail en amont est essentiel pour contenir les charges fiscales et sociales qui peuvent rapidement peser sur la trésorerie. Le capital social symbolique de 1 € est souvent perçu comme un frein pour donner du poids à son entreprise et lever des fonds.



